samedi 22 septembre 2012

Mini-jeux de société "Espions" pour mariages et enterrement de vie de garçon / fille

Hello,

On m'a parfois demandé de fabriquer des petits jeux pour animer les mariages et les enterrements de vie de garçon / fille...enfin bon, c'était à l'époque où les gens de mon âge se mariaient, maintenant ils ont des enfants de 6 ans.

En voici deux petits aux mécanismes simples qui permettent à l'assistance de mieux connaître les mariés.

Je ne fournis pas de matériel prêt à imprimer parce que j'ai fait des choses dont j'ai un peu honte mais avec suffisamment de créativité et de doigté vous pourrez fabriquer de super petits bouts de papier.

Avec un peu de chance, cela vous fera échapper aux enterrement de vie de garçon / filles où les concernés sont habillés de façon ridicule, ambiance bizutage (et de mauvais goût...)

Le nom du jeu : "Le jeu des Espions".

Pour les enterrements de vie de garçon / de fille

On suppose que l'évènement a lieu lors d'un week-end prolongé ou d'une soirée.

L'organisateur distribue à tous sauf au futur marié/e un petit papier sur lequel est inscrit sur le recto une information à obtenir du marié ou une action à lui faire faire. Par exemple :

- savoir à quel moment ils se sont rencontrés pour la première fois
- lui emprunter les clefs de sa voiture
- etc...

Evidemment, pour ce type de soirée, vous aurez la finesse de juger si vous pouvez rendre les informations ou les actions plus salaces...et si cela s'éternise, donner plusieurs missions à une personne (avec un système de points croissant, par exemple 1 point pour la mission 1, 2 points pour la 2...etc...)

Ces informations sont à obtenir le plus discrètement possible.

Si possible, le futur marié/e n'est pas au courant. Dans ce cas, en fin d'évènement, on lui révèle le jeu qui s'est déroulé et s'il peut deviner quelle était la mission de chacun. S'il devine correctement la mission d'une personne, alors celui-ci ne marque pas de point.

C'est la meilleure situation car parfois les demandes étranges, à brûle pourpoint de joueurs maladroits contribuent à donner une ambiance bizarroïde aux enterrements de vie de garçon/fille !

Si le marié est au courant, il peut jouer aussi. Dans ce cas on lui dit qu'il a le droit de mentir aux questions qu'on lui pose, et lorsque les joueurs font leur rapport de mission à l'arbitre, ils doivent préciser si selon eux le marié a menti. Les points vont à celui qui a su tromper l'autre !

Pour les mariages

C'est une variation du même jeu, plus light et plus fun.

Les missions proposées sont plus légères pour ne pas plomber l'ambiance et ne pas stresser davantage les mariés en ce jour. Les mariés ne seront pas sollicités, c'est donc un jeu concernant les mariés mais ne faisant pas appel à eux.

On sépare les filles des garçons, les premières étant du coté de la mariée donc espionnant le marié et les second du camp du marié. Les questions sont symétriques, ainsi il faut préparer pour les filles et les garçons les mêmes questions. Les questions sont les plus simples possibles : couleur préférée, film préféré...etc...

Le twist c'est que dans chaque camp il y a un faux espion, c'est à dire qu'il y a un garçon qui va poser cette question non pas à la mariée mais au marié, et qu'il y a une fille qui va poser cette question à la mariée et non pas au marié. Ce faux espion est recherché par les joueurs et est dénoncé à l'organisateur dès qu'il y a soupçon. Chacun a le droit de tenter de dénoncer 1 seule personne.

Le décompte des points se fait ainsi, N étant le nombre de questions prévues :

- 1 point par information récupérée (et vérifiée...)
- N/3 points en moins si le faux espion a été réperé par le camp adverse.
- N/3 points si le faux espions a néanmoins réussi sa mission avant d'être repéré.

Voilà, cela semble un peu compliqué, mais quand on aime les jeux de société...


lundi 17 septembre 2012

Collection Revue N°3 - Interview de Lord Jon Ray par FibreTigre

Collection Revue est une (la ?) "revue autour du dessin contemporain", un épais volume de plus de 250 pages couleur qui explore ce que vous ne verrez jamais ailleurs en matière de dessin.

Aux cotés de noms assez connus comme Paul Cox, Gary Panter, Killoffer, Jochen Gerner, Ruppert et Mulot, Collection Revue propose un éclairage démocratique sur des passionnés du dessin qui tracent leur voie dans un relatif anonymat, et ce afin de donner un panorama diversifié au maximum de ce corps de métier.

Dans les pages de Collection Revue, les artistes parlent aux artistes et les uns se livrent aux autres dans une intimité technique fascinante.

Pour le volume trois, l'équipe de Collection Revue avait repéré une étrange créature de l'internet : Lord Jon Ray, dont les projets regroupant de la vidéo, de la programmation, de l'image de synthèse et flirtant avec un certain amateurisme s'éparpillaient autour d'un acte créatif monolithique : un blog regroupant 365 dessins en couleur, réalisés à raison d'un par jour.


La qualité du dessin continûment naïve (dont l'ADN pourrait être associé à Deviantart) associée à cet effort prolongé laissait soupçonner une recherche artistique particulière ; en fait, en creusant l'histoire, la démarche était celle d'un autodidacte sincère dont le labeur n'avait pu affirmer - comme il l'avoue - le talent. Collection Revue ne savait pas vraiment comment joindre Lord Jon Ray et surtout leur exposer leurs intentions, en fait, réussir à capter la confiance de l'interlocuteur a déjà été très difficile !

Ils m'ont ensuite confié la conduite de l'interview : après tout, qui de plus approprié pour recueillir la confidence de quelqu'un qui se donne le titre de "Lord" qu'un autre type qui vouvoie tout le monde et se présente sous le pseudo FibreTigre ? Par ailleurs, les travaux de LJR, touchant à la rédaction d'histoires fantasy / SF, la programmation, de jeux notamment, et l'affinité à la sainte trinité nerd anime-JDR-JV étaient très familiers de mon univers. Pour vous donner une idée de l'étrangeté de l'interlocuteur, celui-ci a sur son site web une webcam live braquée sur sa boutique de jeux de rôles préférée !


Ainsi commença une interview fleuve qui dura 10 jours dans lequels furent exposées les intentions, les univers, les espérances de Lord Jon Ray. A cet interview je rajoutais de nombreuses annotations expliquant aux lecteurs du monde du dessin ce qu'est un LARP, un MMO ou qui était Lord British.

Collection Revue a véritablement rendu hommage à la démarche "1 dessin par jour" de Lord Jon Ray en publiant dans ses pages (sous format réduit) une compilation de la totalité de ses dessins, et en couleur.


Lorsque Lord Jon Ray m'a expliqué son projet de "perfection dans le labeur", j'ai pensé à Lewis Trondheim qui, voulant assurer son trait, s'était lancé dans l'écriture des Carottes de Patagonie. Qui possède les aventures "alpha" de Lapinot verront la différence frappante entre la première page et la dernière (la 500ème) - comme si c'étaient au final deux dessinateurs qui les avaient dessinées.

La conclusion logique serait de penser qu'avec le travail, la sueur, la contrainte et le labeur, le trait et le sens artistique s'affermit. Lord Jon Ray nous démontre cependant que ce n'est pas le cas : il déclare qu'il a appris à dessiner plus vite, mais pas mieux.

Je trouve cela chouette que des domaines un peu magiques comme le dessin (ainsi qu'ils devaient être considérés aux temps primitifs), la maîtrise de l'art garde sa part de mystère.

Commander Collection Revue

dimanche 9 septembre 2012

♥ Les aventuriers de Google + se sont dit "Oui" ! ♥

A quoi sert Google + ? A quoi sert Internet ? A quoi sert de jouer à des jeux ?

Des aventuriers numériques tentent d'aujourd'hui de vous apporter une réponse.

Le 8 Septembre 2012 (hier quoi) Simon et Julie se sont mariés dans la mairie du XIIIème.



Un groupe d'amis s'était pressé à leurs cotés pour célébrer l'évènement, et une bonne moitié d'entre eux, comme cela arrive en ces temps modernes, étaient des connaissances issues des réseaux sociaux, mais pas moins solidement liés par l'amitié que toute relation pré-monde numérique.



Les jeunes mariés se sont connus sur Google +, lors d'une partie de jeu de rôle épique qui dura pour une période continue de six mois et à une fréquence quotidienne.

Plus d'informations et un lien vers les posts de l'aventure ici :

http://www.fibretigre.com/rpg.php

Pithoplas (Simon) et Copterixa (Julie), après avoir écumé les mers, trouvé des trésors, pillé des villes, s'être enfoncés dans l'Osmanlie mystérieuse et dangereuse, combattu aux fonds des enfers de terribles Juges ont bien entendu sauvé de façon épique le monde, et des liens intimes se sont créés entre les deux joueurs.

Vive l'aventure et longue et heureuse vie aux mariés !


Copterixa et Pithoplas face au danger (métaphore)

samedi 1 septembre 2012

Attention, risque d'addiction important : Game of Thrones sur Crusader Kings II

Cet été, c'était les soldes Steam, ce truc magique qui nous fait dépenser des sous pour des milliards de choses auxquelles nous ne toucherons jamais.

J'ai su rester fort et je me suis fixé la règle suivante : aux soldes steam, je n'achète qu'une seule chose.

Cette année j'ai acheté Crusader Kings 2, un jeu relativement confidentiel (pas de test sur Gamekult par exemple), complexe, exigeant, notoirement buggé mais avec une base d'utilisateurs très enthousiastes.


Pour simplifier, disons qu'il s'agit d'un civilisation historiquement réaliste, où il faut garder un oeil sur ses héritiers car on joue une dynastie : si vous n'avez que des filles mariées à d'autres suzerains ou que vous mourrez (assassiné, généralement) sans avoir de fils, c'est la fin de la partie. 

Ce jeu déjà passionnant a acquis une nouvelle dimension d'awesomeness avec un mod de conversion complet sur le thème de Game of Thrones.


On peut jouer n'importe qui dans ce mod et notamment des célébrités (Eddard, Littlefinger...) sur deux périodes au choix (ou les deux) : la guerre contre les Targaryens (Robert et Eddard contre Aerys) ou la guerre des Sept Duchés qui prend part dans la série.



Si les "points de départs" sont réalistes, tout ce qu'il se passe ensuite est aléatoire. Vous pouvez décider de marier Jon Snow à Daenerys, ou d'envoyer Joffrey Barathéon à la citadelle pour devenir Mestre.

Chaque partie est donc très différente l'une de l'autre.

Pour illustrer la potentialité, et rire un peu, j'ai pris des screenshots (que je commente) de l'une de mes parties. Ce n'est pas la plus palpitante, mais elle vous dévoile un peu le potentiel de jeu :


Amusez vous bien !